dimanche 31 août 2014

 SEMAINE 10 (Christophe Havot)
MACHINE À PIEDS #10 Ged
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Un conte pour adulte avec ses ogres avides.
Une histoire aqueuse à ne pas mettre entre parenthèses.
Une fée ricanante à la séduction surannée.
Des lutins sautillants et lubriques.
Et toi au milieu qui regarde sans comprendre.
Aveugle sans canne.
Un chien qui erre alentour.

A grown up tale including insatiable ogres
Aqueous story not to cast aside
A sniggering witch of obsolete charm
Skipping and hopping lewd pixies
And then you amongst them all who watches bemused
Blind without a cane.
And a dog roaming around.



dimanche 24 août 2014

 SEMAINE 09 (King José Bubu)
MACHINE À PIEDS #09 Ged
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c'était une énorme farce que racontait un culbuto lasuré comme un tanker en bois ,
tous les lapins en plâtre  du quartier écoutaient sur le sable sans mâchouiller leurs vitamines
cette histoire de libellule , bulle volubile à cœur dépecé , détaché de l'été , des villes et des champs
car dans un long fuseau horaire moulant jusqu'à l'esprit de ses lèvres, cette longue libellule sirène platine lipstické de l'intérieur , ondulait striptiseante le long des aléas cosmiques pour des joueur de cartes sans teint aux  mises sans brumes et tapis concret ...

attiré par l'odeur du civet un nain de jardin


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What a great joke told by a stained tumbling toy, similar to a wooden tanker, a whole crowd of familiar plaster rabbits on the sand forgetting to champ on their vitamins listening to this dragonfly story, loquacious heartless bubble, detached from Summer, town and country, trapped inside this stretched time zone moulding even the spirit of its mouth, this long dragonfly like a platinum mermaid with inner painted lips, undulated sensually along some cosmic hazards in front of pale faced card players as they placed their obvious bets upon on the green carpet...
A garden gnome attracted by the smell of rabbit stew...

dimanche 17 août 2014

SEMAINE 08 (Christophe Havot)
MACHINE À PIEDS #08 Ged
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Se remettre en mouvement.
Passer outre un bilan. Sans gains. En faire l’économie.
Refuser les plans qu’on nous inflige.
Redessiner le contour des cartes. Les battre.
Mettre du fard à tes paupières et garder les yeux grand ouverts pour ne jamais cesser la lutte.
Hallucination de nos pouvoirs indigestes.
Relents de jasmin.

To get back on track.
To set aside the balance sheet. No profits. To do without.
To dismiss imposed plans.
Redesign the out line of the cards and shuffle.
To put on make up and keep your eyes wide open in order to pursue the fight regardless.
Our unpalatable fictitious powers.
Stench of jasmine.
 

dimanche 10 août 2014

 SEMAINE 07 (King José Bubu)
MACHINE À PIEDS #07 Ged
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une rangée d'aloès
un arbre à papillons
le figuier contre la murette
les roses de noël avec vue sur la mer
l'appartement de passage

on fait quoi de nos vies 
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A row of aloes
A tree hosting butterflies
The fig tree, back against the low wall
Christmas roses overlooking the sea
A short stay flat

What do we do with our lives

dimanche 3 août 2014

SEMAINE 06 (Christophe Havot)
MACHINE À PIEDS #06 Ged
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Et désormais pour moi une préoccupation unique, obsédante : te suivre. Jusqu’au bout des impasses les plus profondes, sombres ruelles sans vie. Déraison des espoirs auxquels plus personne ne s’accroche.
Je ne m’abrite pas et mon corps est transi sous la pluie, parcouru de frissons qui pourraient en dire long sur nos âges.
Éclaircir des raisons accrochées au désespoir qui à la fin nous meut.
Me laisser griser et sombrer avec toi.

From now on my sole preoccupation, obsession has become to follow you.
To the very end of those dead alleys, dark and isolate. Senseless filled with the kind of hope no one hangs on to.
I do not try to avoid it and I'm drenched by the rain, prey to those shivers so tell tales of our age.
To clarify the causes hinged to the despair that finally moves me.
To lose myself with you, and let my senses go.

dimanche 27 juillet 2014

SEMAINE 05 (King José Bubu)
MACHINE À PIEDS #05 Ged
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Rue qui tourne, cohérence de la promenade, centre ville.
Mobilier urbain, jour de marché, centre d'internement publicitaire à géométrie variable.
La vision à hauteur des tes jambes cela change-t-il grand-chose pour traverser le pont et débouler en résistance à flux tendus dans tes insomnies automobiles ou dans un restaurant au bord de l'eau car je rêve délice d'une réalité domotique jusqu'à l'os.

Mais ce soir c'est l'obscur, pour l'arpenteur de paysages et pour cette noirceur fendue encore loin des cycles de la lune.... Périphériques extérieurs, la ville déroule son tapis noir pour toi, pauvres citoyens, érections autochtones au cœur des multitudes héliosphères ...

ta nomenclature gentille, c'est trop bleu, tout ce bleu !


Winding street, consistent with our walk, city centre.

Street furniture, market day, a confined commercial space of variable conception.
Would the view from leg high change anything when crossing the bridge and burst in strength just in time into your driving insomnias or by a water side restaurant my perfect dream of an automatic reality down to the bone.

But tonight all is darkness, to this landscape surveyor and for this cracked blackness still far from the moon phases... Ring roads, and the city lays out for you its black carpet, unfortunate citizens, domestic creations at the heart of this crowded heliosphere.

your list, too kind, far too blue with all this blue !
 

dimanche 20 juillet 2014

SEMAINE 04 (Christophe Havot)
MACHINE À PIEDS #04 Ged
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Il avait fallu traverser des buissons d’ajoncs touffus et mon corps, mal protégé par des vêtements d’été, alors que nous n’étions encore qu’au mois de mai, saigne çà et là, couvert d’égratignures.
En contrebas, sur le sable, une ampoule clignote, reliée par un fil à des souvenirs ténus. Synopsis improbable de court-métrage en attente. Dans ta robe couleur soufre, tu avances implacable, quand bien même tu ignores tout du rôle qui t’est dévolu.
Courir, trébucher, rouler sans rien à quoi s’accrocher, s’abîmer dans l’écume, les cheveux mêlés de sable. Engranger de l’expérience.

We had to get through thick gorse bushes and being ill prepared in my summer clothes despite it being only May, I bleed here and there covered in scratches.

Down below, on the sand, a light is flashing, connected to a strand of vague memories.
Unlikely synopsis of future short films. In a dress the colour of sulphur, you approach decisively, despite knowing not what part you may be given.
To run, to stumble, to fall with nothing to cling to, to crash into the crest of the waves, hair entangled with sand. To rake in that experience.